Soutenir les défenseures des droits des femmes, à la tête du changement social

Lorsque des femmes unissent leurs voix, c’est la force de chacune de ces voix qui en ressort décuplée ; chaque voix résonne avec celle des autres, et ensemble, elles appellent au respect, au droit de vivre égaux et exempts de toute discrimination. Ces voix sont celles de 30 femmes de différents pays d’Amérique latine qui ont participé au projet régional “Amplifying women´s voices. Empowering women´s rights defenders and support of women´s led groups for advocacy in Latin America “, qui sont maintenant clairement entendues et favorisent le changement social. À partir d’un parcours commun de formation et d’autonomisation, ces femmes sont devenues des leaders et des défenseures des droits des femmes au sein de leurs propres communautés. Généralement exclues et marginalisées, elles appartiennent à des communautés autochtones ou sont issues de milieux socio-économiques extrêmement défavorisés

Depuis 2021, ce projet régional, facilité par GSIF Amérique latine, continue de soutenir ces femmes en développant leurs compétences de leadership et leurs capacités à mener des actions de plaidoyer efficace. Elles ont reçu des conseils pour former et organiser des groupes de plaidoyer locaux, et mettre en œuvre des actions de plaidoyer dans leurs propres pays. Les participantes du projet ont également eu l’opportunité de prendre part à des actions de plaidoyer à échelle locale et internationale.

Chaque groupe de femmes a identifié des problématiques existantes ou émergentes dans leurs communautés, sur base de leurs expériences personnelles, tout en réfléchissant aux causes sous-jacentes et à de possibles pistes de solution au niveau local. En Bolivie et au Paraguay, elles ont fait pression sur les autorités locales pour qu’elles intègrent la prévention de la violence basée sur le genre dans leurs plans d’action. Dans des pays comme le Chili, l’Équateur et le Mexique, elles ont élaboré des supports de communication pour sensibiliser l’opinion sur la nécessité pour les migrants d’avoir accès à des informations claires sur les procédures de régularisation. Elles ont également aménagé des espaces éducatifs au Salvador, au Honduras, au Guatemala et au Pérou pour sensibiliser la population à la violence sexiste par le biais d’ateliers qui ont permis de faire interagir des personnes susceptibles d’être victimes de violence de genre.

Ces femmes sont convaincues que leur combat en tant que défenseures des droits des femmes est aussi celui de toutes les personnes exclues et marginalisées.