La résilience et la détermination, associées au soutien d’une communauté solidaire, peuvent permettre aux individus de surmonter les obstacles qui se dressent sur leur chemin et transformer leur vie. C’est ce que nous enseigne l’histoire d’Anjali.
Anjali est originaire de la ville de Pokhara dans le district de Kaski au Népal et vient d’un milieu extrêmement pauvre. Son père a abandonné la famille lorsqu’elle était très jeune, laissant sa mère s’occuper seule des enfants. Comme beaucoup d’autres femmes dans sa situation, Anjali a été forcée de se marier très tôt dans l’espoir de trouver stabilité financière et “protection”. Mais son mari s’est révélé être un alcoolique qui dilapidait leurs maigres revenus et infligeait à Anjali des violences physiques et psychologiques pour lui soutirer son salaire. Avec un fils à sa charge, Anjali travaillait également dans un hôtel, où elle était confrontée à d’autres formes de violence.
Lors d’une de leurs visites nocturnes, le personnel du programme soutenu par GSIF Népal a rencontré Anjali. Ils l’ont présentée à leur partenaire de mission, Opportunity Village Nepal (OVN), et l’ont encouragée à participer à leurs activités. En 2018, OVN est intervenu pour aider Anjali à ouvrir un petit magasin de fruits, lui permettant de reprendre sa vie en main. Cependant, le déclenchement de la pandémie de COVID-19 a porté un coup sévère à son commerce et, face à cette nouvelle crise, Anjali a sollicité un soutien supplémentaire auprès d’OVN. Après avoir évalué ses revenus antérieurs et reconnu sa motivation à l’idée de développer son activité, OVN l’a aidée à ouvrir sa propre épicerie. Profondément engagée dans le projet, Anjali a également investi toutes ses économies dans cette entreprise.
La détermination et la persévérance d’Anjali ont aujourd’hui porté leurs fruits. Elle a noué de bonnes relations avec le personnel du projet OVN, assiste régulièrement aux réunions et participe activement à leur programme. Elle espère maintenant inspirer d’autres femmes et filles à quitter le secteur du divertissement pour adultes et à chercher un emploi stable, juste et décent. Et plus important encore, elle a désormais les moyens de soutenir l’éducation de son fils et subvenir aux besoins de sa famille.
Optimiste, Anjali vit heureuse avec son fils et est reconnaissante du soutien qu’elle a reçu : “Quitter l’industrie du divertissement n’a pas été facile pour moi, mais j’y suis arrivée. Je suis heureuse de ma vie. Maintenant j’espère que mon fils aura un bel avenir.”

