Empowering women and girls to break free from exploitation

Renforcer l’autonomie des femmes et des filles pour qu’elles puissent se libérer des situations d’exploitation

Depuis des années, la mission du Bon Pasteur au Pérou s’est engagée à lutter contre la traite des êtres humains et à renforcer l’autonomie des femmes et des filles vulnérables dans leurs communautés, en particulier dans la ville de Tacna, où le nombre de victimes de la traite des êtres humains est parmi les plus élevés. Le Pérou est récemment devenu un point de transit pour les migrants et les réfugiés, et Tacna, proche de la frontière chilienne, est la destination privilégiée des migrants des zones rurales du pays et d’autres pays d’Amérique latine tels que le Venezuela, qui partent à la recherche d’opportunités d’emploi et dans l’espoir d’une vie meilleure.

Sans réseau de soutien ni ressources financières pour couvrir leurs besoins de base, les femmes et les jeunes filles migrantes en particulier courent un plus grand risque d’être victimes de la traite. De plus, les inégalités économiques, sociales et structurelles qui persistent au Pérou permettent aux trafiquants de profiter des femmes et des filles en situation précaire ou désespérées, en les attirant par exemple avec de fausses promesses d’emplois lucratifs.

Pour briser ce cycle d’exploitation, le projet de prévention de la traite des êtres humains du Bon Pasteur a dispensé à 107 femmes et 69 filles des cours de formation en couture, artisanat et pâtisserie, ainsi qu’en gestion et développement d’entreprise. En ayant plus facilement accès à des opportunités d’emploi, les femmes et jeunes filles sont moins susceptibles de tomber dans les pièges des trafiquants. La formation a également insufflé l’esprit d’entreprise à certaines participantes qui, plus confiantes, ont commencé à envisager la possibilité de devenir entrepreneures et diriger leurs propres entreprises. Pour les encourager à poursuivre dans cette voie, certains d’entre elles ont reçu un petit kit de démarrage et des fonds supplémentaires pour lancer leurs entreprises. En plus de ces formations, environ 300 femmes et filles ont bénéficié d’un soutien socio-psychologique, d’une orientation juridique et des séances d’autonomisation et de socialisation afin d’améliorer leur bien-être et renforcer leur estime de soi.

Sensibiliser à la traite des personnes aux niveaux individuel et communautaire était également au cœur du projet : informer avec précision les filles et les femmes sur la migration et la traite des êtres humains leur permet de prendre les bonnes décisions et de se protéger. Il était aussi essentiel d’impliquer les enseignants, les parents et les dirigeants communautaires afin qu’ils puissent jouer un rôle dans la création d’un environnement plus sûr et devenir des partenaires dans la prévention de la traite des êtres humains. À cette fin, 1000 enseignants et membres de famille ont reçu une formation sur les principales formes de recrutement, les lois existantes et les différents types d’exploitation, ce qui a contribué à sensibiliser et à préparer la communauté face aux risques de traite.

Enfin, une enquête, intégrée au projet, a été réalisée sur la traite des êtres humains à Tacna. Ces résultats guideront le développement du projet pour les années à venir, en fournissant des recommandations claires et précieuses pour les actions futures.

La traite des êtres humains est un crime d’une nature complexe, et de sérieux défis subsistent. Mais aux côtés de ses partenaires, GSIF reste résolument engagé à surmonter les obstacles sociaux, économiques et structurels pour veiller à ce que les filles et les femmes au Pérou et en Amérique latine soient autonomes dans leurs communautés et puissent se libérer de toute forme d’exploitation.